Origine & sens
Adele-Rose réunit Adèle et Rose.
Adèle
Noble (germanique).
En usage dès le Moyen Âge, ce vieux prénom fut porté par la fille du roi Dagobert II, la sainte fondatrice de l’abbaye de Pfalzel au VIIe siècle. Mais c’est Guillaume le Conquérant qui propage le prénom outre-Manche en l’attribuant à sa fille au début de la conquête normande (1066). Au fil des siècles, Adèle et ses différentes graphies (Adela, Adelle, Adelina, Adelia) se répandent en Europe et connaissent même une embellie au XIXe siècle. Adèle anticipe le retour du rétro, prend un nouveau départ au milieu des années 1980 et passe à la vitesse supérieure dans les années 2010. Elle devrait atteindre son apogée au cours de la décennie 2020.
Rose
Rose (latin).
Dans l'Antiquité, la rose était la fleur d’Aphrodite, la déesse grecque de l’Amour et de la Beauté. De nombreux poètes immortalisèrent ce symbole de la féminité qui devint Vénus à l’époque romaine. Rose entame sa carrière au Ve siècle et fleurit sous différentes formes, simples, composées ou contractées, dans tous les pays européens. Sa prospérité prend fin durant le haut Moyen Âge, ses déclinaisons se raréfiant jusqu’au retour de Rosine, au XIXe siècle. Au XXe siècle, Rose devient une source prolifique de prénoms composés, mais elle est délaissée dans sa forme originelle. C’est au début des années 2000 que les parents la font resurgir avec la fougue d’un prénom neuf.
Rose Bertin (1747-1813), surnommée « la ministre des Modes », fut la styliste attitrée de Marie-Antoinette. Cette roturière imagina pour sa reine le style Trianon, avec les hautes coiffures poudrées et les robes champêtres en mousseline. Elle poussa la fidélité jusqu'à lui faire livrer des robes à la Conciergerie. Elle échappa à la Terreur en se réfugiant à Londres.
Popularité : courbe des naissances, classement et départements ›

