Origine & sens
Alain-Michel réunit Alain et Michel.
Alain
Beau, calme (celte).
Un saint breton, évêque de Quimper au VIe siècle, atteste l’ancienneté de ce prénom. Il est recensé, en France comme en Angleterre (Alan), dès le Moyen Âge, mais c’est au XXe siècle qu’il fait véritablement carrière en France. Il brille au 3e rang masculin en 1950 et reste largement attribué ensuite. Une popularité qui lui vaut d’être le 7e prénom masculin le plus attribué du siècle passé.
Dominicain breton au XVe siècle, saint Alain de La Roche fonda plusieurs confréries du Rosaire en France, en Allemagne et aux Pays-Bas.
Michel
Qui est comme Dieu (hébreu).
L’immense popularité de saint Michel a alimenté la diffusion du prénom en Orient (9 empereurs byzantins portèrent ce prénom du IXe au XIVe siècle) et en Occident chrétien. Du XIIe siècle au début du XIXe, Michel et ses nombreuses graphies (Michael, Miguel, Michal, Michele, Mikhail, etc.) sont très attribuées en Europe et dans les pays slaves. Dans l’Hexagone, Michel rejaillit dans les années 1920. Il prend tout son temps pour grimper au sommet, précédant Jean au 2e rang masculin en 1947, avant de décliner. Il est le 2e prénom le plus porté dans l’Hexagone aujourd’hui.
Gouverneur des anges de la milice céleste, l'archange Michel représente les forces du bien dans la Bible. De nombreuses légendes auréolent ce saint qui inspira la construction du Mont-Saint-Michel et de maints édifices religieux. Au XIIIe siècle, Louis XI le déclara protecteur du royaume. Saint Michel est le patron de la Normandie, des boulangers, des pâtissiers, des escrimeurs, des parachutistes et des tonneliers.
Popularité : courbe des naissances, classement et départements ›

