Origine & sens
Anne-Brigitte réunit Anne et Brigitte.
Anne
Grâce (hébreu).
La tradition bretonne dit que sainte Anne, mère de Marie dans la Bible, serait née en Bretagne, qu’elle serait allée en Judée pour y épouser Joachim, et qu’elle serait revenue terminer ses jours dans son pays natal. Son culte se développe dès les premiers siècles en Orient, puis à partir du Ve siècle en Occident. Anne et ses formes dérivées sont très attribuées dans les pays occidentaux du haut Moyen Âge au début du XIXe siècle. Ses occurrences fléchissent ensuite, mais se maintiennent à un niveau élevé, de sorte qu’Anne a peu d’efforts à fournir pour s’imposer dans le top 20 français de 1960 à 1973. En France comme dans les pays anglophones, Anne se replie plus nettement depuis le début des années 2000.
Plusieurs têtes couronnées illustrèrent ce prénom. Au XVIIe siècle, Anne d'Autriche assura la régence de la France pendant treize ans jusqu'à ce que Louis XIV soit en âge de gouverner.
Brigitte
Force (celte).
Ce prénom émerge au XIXe siècle dans plusieurs pays européens, mais il reste longtemps invisible en France. Il se révèle dans les années 1930 et s’envole si haut qu’il met fin au règne incontesté de Marie en 1959. Il surfe ensuite sur la vague de Brigitte Bardot, actrice française sex-symbol des années 1960, avant de s’éclipser.
Déesse de la Forge, de la Poésie, de la Médecine et de la Fertilité dans la mythologie celtique, Brigid, sous ses nombreuses graphies, est vénérée en Irlande, en Écosse et en Bretagne aux premiers siècles. Son culte fut si important qu’au VIe siècle, les évangélisateurs chrétiens nommèrent ainsi une sainte homonyme, fondatrice du couvent de Kildare, qui devint la sainte patronne de l’Irlande. Une sainte du XIVe siècle, Brigitte de Suède, a également été désignée comme l'une des trois patronnes de l'Europe.
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