Origine & sens
Anne-Emilie réunit Anne et Émilie.
Anne
Grâce (hébreu).
La tradition bretonne dit que sainte Anne, mère de Marie dans la Bible, serait née en Bretagne, qu’elle serait allée en Judée pour y épouser Joachim, et qu’elle serait revenue terminer ses jours dans son pays natal. Son culte se développe dès les premiers siècles en Orient, puis à partir du Ve siècle en Occident. Anne et ses formes dérivées sont très attribuées dans les pays occidentaux du haut Moyen Âge au début du XIXe siècle. Ses occurrences fléchissent ensuite, mais se maintiennent à un niveau élevé, de sorte qu’Anne a peu d’efforts à fournir pour s’imposer dans le top 20 français de 1960 à 1973. En France comme dans les pays anglophones, Anne se replie plus nettement depuis le début des années 2000.
Plusieurs têtes couronnées illustrèrent ce prénom. Au XVIIe siècle, Anne d'Autriche assura la régence de la France pendant treize ans jusqu'à ce que Louis XIV soit en âge de gouverner.
Émilie
Travailleuse (germanique).
Émilie connaît une première vague de popularité au XIXe siècle avant de s’effacer. Puis, dans un spectaculaire renouveau, le prénom s’impose dans le top 3 français entre 1980 et 1986. Son secret ? Le succès du conte musical Émilie Jolie de Philippe Chatel (1979), qui fait bondir ses attributions de de 5 000 à 12 000 en une seule année.
Popularité : courbe des naissances, classement et départements ›

