Origine & sens
Anne-Isabelle réunit Anne et Isabelle.
Anne
Grâce (hébreu).
La tradition bretonne dit que sainte Anne, mère de Marie dans la Bible, serait née en Bretagne, qu’elle serait allée en Judée pour y épouser Joachim, et qu’elle serait revenue terminer ses jours dans son pays natal. Son culte se développe dès les premiers siècles en Orient, puis à partir du Ve siècle en Occident. Anne et ses formes dérivées sont très attribuées dans les pays occidentaux du haut Moyen Âge au début du XIXe siècle. Ses occurrences fléchissent ensuite, mais se maintiennent à un niveau élevé, de sorte qu’Anne a peu d’efforts à fournir pour s’imposer dans le top 20 français de 1960 à 1973. En France comme dans les pays anglophones, Anne se replie plus nettement depuis le début des années 2000.
Plusieurs têtes couronnées illustrèrent ce prénom. Au XVIIe siècle, Anne d'Autriche assura la régence de la France pendant treize ans jusqu'à ce que Louis XIV soit en âge de gouverner.
Isabelle
Dieu est serment (hébreu).
Cette variante française d’Isabel (une forme d’Élisabeth venue d’Espagne) connaît une certaine faveur du XIIe au XVIe siècle. Dans plusieurs pays européens, plusieurs reines et princesses illustrent alors ce prénom sous différentes graphies. En devenant reine d’Angleterre, Isabelle de France (1295-1358) favorise l'essor d’Isabel outre-Manche. Dans l’Hexagone, Isabelle se replie à partir du XVIIIe siècle mais ne disparaît pas, contrairement à son ancien rival Isabeau. Isabelle rejaillit subitement au cœur du XXe siècle et s’impose dans les 3 premiers rangs de 1964 à 1969.
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