Origine & sens
Anne-Jeanne réunit Anne et Jeanne.
Anne
Grâce (hébreu).
La tradition bretonne dit que sainte Anne, mère de Marie dans la Bible, serait née en Bretagne, qu’elle serait allée en Judée pour y épouser Joachim, et qu’elle serait revenue terminer ses jours dans son pays natal. Son culte se développe dès les premiers siècles en Orient, puis à partir du Ve siècle en Occident. Anne et ses formes dérivées sont très attribuées dans les pays occidentaux du haut Moyen Âge au début du XIXe siècle. Ses occurrences fléchissent ensuite, mais se maintiennent à un niveau élevé, de sorte qu’Anne a peu d’efforts à fournir pour s’imposer dans le top 20 français de 1960 à 1973. En France comme dans les pays anglophones, Anne se replie plus nettement depuis le début des années 2000.
Plusieurs têtes couronnées illustrèrent ce prénom. Au XVIIe siècle, Anne d'Autriche assura la régence de la France pendant treize ans jusqu'à ce que Louis XIV soit en âge de gouverner.
Jeanne
Dieu fait grâce (hébreu).
Ce prénom riche en histoire a été porté par 7 reines de France et de nombreuses saintes. Il se propage dès le Moyen Âge à l’ensemble des pays chrétiens, où il est orthographié de nombreuses manières : Jehan(ne) en France, Joan en Angleterre, Juana en Espagne, et Giovanna en Italie. Popularisée par Jeanne d’Arc au XVe siècle, Jeanne éclipse ses variantes françaises et devient la plus grande rivale de Marie. Glorieuse au XIXe siècle, Jeanne s’évanouit dans les années 1940 pour ressusciter dans les années 1990. Elle s’envole à Paris, mais se contente de figurer dans le top 30 français depuis les années 2010.
Jeanne d’Arc (1412-1431), jeune paysanne lorraine, affirme avoir reçu la mission divine de libérer la France du joug anglais. Elle rejoint Charles VII, contribue à la levée du siège d’Orléans et à son sacre à Reims. Capturée en 1430, elle est condamnée pour hérésie et brûlée vive à Rouen un an plus tard, à l’âge de 19 ans.
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