Origine & sens
Anne-Martine réunit Anne et Martine.
Anne
Grâce (hébreu).
La tradition bretonne dit que sainte Anne, mère de Marie dans la Bible, serait née en Bretagne, qu’elle serait allée en Judée pour y épouser Joachim, et qu’elle serait revenue terminer ses jours dans son pays natal. Son culte se développe dès les premiers siècles en Orient, puis à partir du Ve siècle en Occident. Anne et ses formes dérivées sont très attribuées dans les pays occidentaux du haut Moyen Âge au début du XIXe siècle. Ses occurrences fléchissent ensuite, mais se maintiennent à un niveau élevé, de sorte qu’Anne a peu d’efforts à fournir pour s’imposer dans le top 20 français de 1960 à 1973. En France comme dans les pays anglophones, Anne se replie plus nettement depuis le début des années 2000.
Plusieurs têtes couronnées illustrèrent ce prénom. Au XVIIe siècle, Anne d'Autriche assura la régence de la France pendant treize ans jusqu'à ce que Louis XIV soit en âge de gouverner.
Martine
Se rapporte à Mars, le dieu romain de la Guerre.
Ce féminin de Martin a été peu attribué en dehors de son jaillissement soudain au milieu du XXe siècle. Sa croissance exponentielle le propulse au 2e rang du classement de 1950 à 1957, sur les talons de l’indétrônable Marie. Il est retombé dans l’abîme depuis la fin des années 1980.
Fille de consul, sainte Martine refusa d'abjurer et subit le martyre avant d'être décapitée dans la capitale romaine au IIIe siècle. Elle est l'une des patronnes de Rome.
Popularité : courbe des naissances, classement et départements ›

