Origine & sens
Anne-Monique réunit Anne et Monique.
Anne
Grâce (hébreu).
La tradition bretonne dit que sainte Anne, mère de Marie dans la Bible, serait née en Bretagne, qu’elle serait allée en Judée pour y épouser Joachim, et qu’elle serait revenue terminer ses jours dans son pays natal. Son culte se développe dès les premiers siècles en Orient, puis à partir du Ve siècle en Occident. Anne et ses formes dérivées sont très attribuées dans les pays occidentaux du haut Moyen Âge au début du XIXe siècle. Ses occurrences fléchissent ensuite, mais se maintiennent à un niveau élevé, de sorte qu’Anne a peu d’efforts à fournir pour s’imposer dans le top 20 français de 1960 à 1973. En France comme dans les pays anglophones, Anne se replie plus nettement depuis le début des années 2000.
Plusieurs têtes couronnées illustrèrent ce prénom. Au XVIIe siècle, Anne d'Autriche assura la régence de la France pendant treize ans jusqu'à ce que Louis XIV soit en âge de gouverner.
Monique
Solitaire (grec).
Peu attribué avant le XXe siècle, ce prénom jaillit dans les années 1920 et brille au 2e rang du classement français de 1935 à 1948. Son long triomphe prend fin au moment où Véronique s’envole vers le succès, munie de la même terminaison.
Originaire d'Afrique du Nord, sainte Monique fut mariée très jeune à un païen. Elle ne cessa, durant leur mariage, de l’exhorter à se convertir, ce qu’il fit un an avant sa mort. Son fils, qui s’était déjà converti, devint par la suite saint Augustin d’Hippone. Sainte Monique est la patronne des épouses et des mères de famille.
Popularité : courbe des naissances, classement et départements ›

