Origine & sens
Anne-Sarah réunit Anne et Sarah.
Anne
Grâce (hébreu).
La tradition bretonne dit que sainte Anne, mère de Marie dans la Bible, serait née en Bretagne, qu’elle serait allée en Judée pour y épouser Joachim, et qu’elle serait revenue terminer ses jours dans son pays natal. Son culte se développe dès les premiers siècles en Orient, puis à partir du Ve siècle en Occident. Anne et ses formes dérivées sont très attribuées dans les pays occidentaux du haut Moyen Âge au début du XIXe siècle. Ses occurrences fléchissent ensuite, mais se maintiennent à un niveau élevé, de sorte qu’Anne a peu d’efforts à fournir pour s’imposer dans le top 20 français de 1960 à 1973. En France comme dans les pays anglophones, Anne se replie plus nettement depuis le début des années 2000.
Plusieurs têtes couronnées illustrèrent ce prénom. Au XVIIe siècle, Anne d'Autriche assura la régence de la France pendant treize ans jusqu'à ce que Louis XIV soit en âge de gouverner.
Sarah
Princesse (hébreu).
Très choisi dans les familles puritaines anglaises, Sarah se diffuse en Angleterre dès le XVIe siècle. Son succès s’élargit rapidement aux États-Unis puis à l’ensemble des pays anglophones, où Sarah se maintient dans le haut des classements jusqu’au 3e millénaire (il se place 3e en Angleterre dans les années 1850 et rugit encore dans le top 5 américain dans les années 1980). Son émergence française est palpable durant la Réforme, mais sa gloire est récente : il lui faudra attendre la fin des années 1990 pour s’imposer au 8e rang du palmarès féminin, son point culminant.
Épouse d’Abraham dans la Bible, Sarah a le don de la beauté mais pas celui de la maternité. Aussi ne peut-elle réprimer un rire lorsqu’un ange vient lui annoncer qu’elle mettra au monde un enfant à l’âge de 90 ans. Son fils, le bien-nommé Isaac (de l’hébreu : « rire »), naîtra dans l’année.
Popularité : courbe des naissances, classement et départements ›

