Origine & sens
Anne-Stephanie réunit Anne et Stéphanie.
Anne
Grâce (hébreu).
La tradition bretonne dit que sainte Anne, mère de Marie dans la Bible, serait née en Bretagne, qu’elle serait allée en Judée pour y épouser Joachim, et qu’elle serait revenue terminer ses jours dans son pays natal. Son culte se développe dès les premiers siècles en Orient, puis à partir du Ve siècle en Occident. Anne et ses formes dérivées sont très attribuées dans les pays occidentaux du haut Moyen Âge au début du XIXe siècle. Ses occurrences fléchissent ensuite, mais se maintiennent à un niveau élevé, de sorte qu’Anne a peu d’efforts à fournir pour s’imposer dans le top 20 français de 1960 à 1973. En France comme dans les pays anglophones, Anne se replie plus nettement depuis le début des années 2000.
Plusieurs têtes couronnées illustrèrent ce prénom. Au XVIIe siècle, Anne d'Autriche assura la régence de la France pendant treize ans jusqu'à ce que Louis XIV soit en âge de gouverner.
Stéphanie
Couronnée (grec).
Quasi inexistant avant le XIXe siècle, Stéphanie est très rare jusqu’au début des années 1960 (on dénombre alors moins de 200 occurrences chaque année). La fulgurance de son ascension est telle que Stéphanie s’élève au sommet en une décennie, détrônant Sandrine en 1974 pour régner durant quatre ans. Stéphanie se maintiendra dans l’élite des choix français jusqu’à la fin des années 1980, avant de conquérir les pays de langue anglaise.
Dominicaine italienne née en 1457, issue d’une famille très pauvre, sainte Stéphanie entra dans les ordres à l'âge de 15 ans et se consacra aux malades et aux plus déshérités. Elle fonda une communauté à Soncino, en Lombardie, dont elle devint la première abbesse.
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