Origine & sens
Anne-Valerie réunit Anne et Valérie.
Anne
Grâce (hébreu).
La tradition bretonne dit que sainte Anne, mère de Marie dans la Bible, serait née en Bretagne, qu’elle serait allée en Judée pour y épouser Joachim, et qu’elle serait revenue terminer ses jours dans son pays natal. Son culte se développe dès les premiers siècles en Orient, puis à partir du Ve siècle en Occident. Anne et ses formes dérivées sont très attribuées dans les pays occidentaux du haut Moyen Âge au début du XIXe siècle. Ses occurrences fléchissent ensuite, mais se maintiennent à un niveau élevé, de sorte qu’Anne a peu d’efforts à fournir pour s’imposer dans le top 20 français de 1960 à 1973. En France comme dans les pays anglophones, Anne se replie plus nettement depuis le début des années 2000.
Plusieurs têtes couronnées illustrèrent ce prénom. Au XVIIe siècle, Anne d'Autriche assura la régence de la France pendant treize ans jusqu'à ce que Louis XIV soit en âge de gouverner.
Valérie
Valeureuse (latin).
Forme française du latin Valeria, un nom porté par une puissante famille romaine et plusieurs saintes ayant vécu aux premiers siècles. Malgré ce passé riche en histoire, Valérie est quasi inexistant en Europe avant la fin du XIXe siècle. Il le serait peut-être resté s’il n’avait pas été adopté par les parents de langue anglaise, puis par les familles allemandes et scandinaves. Dans ces pays, Valérie connaît un pic de popularité entre les deux guerres mondiales. Avec un temps de retard, mais poussé par une formidable croissance, Valérie s’impose en quelques années dans les 5 premiers rangs français. Il s’y maintient de 1965 à 1972, allant jusqu'à talonner Nathalie à la 2e place en 1969. Sa chute est ensuite vertigineuse, et ce prénom disparaît aussi rapidement qu’il avait surgi.
Sainte Valérie de Milan, martyre chrétienne au IIe siècle, refusa d’apostasier et subit le martyre à la suite de son époux, saint Vital. Elle est fêtée le 28 avril.
Popularité : courbe des naissances, classement et départements ›

