À fêter aujourd'hui 

Prénom masculin

Benjamin-Emile

Origine & sens

Benjamin-Emile réunit Benjamin et Émile.

Benjamin

Fils du Sud (hébreu).

Ce prénom biblique est établi de longue date dans les cultures juives du monde entier. Doté d’un saint ayant vécu au Ve siècle, il fut également usité dans les familles chrétiennes au Moyen Âge. Il est peu fréquent lorsque les puritains anglophones relancent sa vogue au XVIIe siècle. Très rare jusqu’au début des années 1970, Benjamin se hisse dans les 10 premiers rangs français en l’espace de deux décennies. Il est très répandu dans les pays anglo-saxons aujourd’hui, notamment aux États-Unis.


Dans l’Ancien Testament, Benjamin est le fils de Jacob et Rachel. En le mettant au monde, Rachel le prénomme Ben Oni (« fils de ma douleur »), avant de décéder. Mais Jacob, qui ne peut se résoudre à tant de tristesse, opte pour un prénom signifiant « fils du Sud ». Benjamin est le père de la tribu des Benjaminites dont Saül, le premier roi d'Israël, est descendant.

Émile

Travailleur (germanique).

Ce vieux prénom puise également ses racines d’une grande famille romaine. Lucius Æmilius Paullus, général né vers 230 avant J.-C., vainquit Persée, dernier roi de Macédoine, lors de la bataille de Pydna. Émile en est la forme française. Ce prénom renaît au XVIe siècle et se diffuse largement à la faveur de la publication d’Émile, ou De l’éducation (1762) de Jean-Jacques Rousseau, œuvre fondatrice de la pensée éducative moderne. Il atteint son apogée au XIXe siècle, porté par le rayonnement de figures intellectuelles telles qu’Émile Zola ou Émile Durkheim. C’est dans les années 1920 que sa courbe d’attribution s’effondre. Cent ans plus tard, il ne comptait plus que 30 000 porteurs en France. Son retour sous les traits d’un prénom nouveau était attendu.

Popularité : courbe des naissances, classement et départements ›