Origine & sens
Bernard-Antoine réunit Bernard et Antoine.
Bernard
Force, ours (germanique).
Puissant par son étymologie, Bernard se répand dès le Moyen Âge dans les pays chrétiens. Au IXe siècle, sa notoriété est renforcée par un saint originaire de Lyon qui devint archevêque de Vienne-sur-le-Rhône et fonda l’abbaye de Romans. Les liens politiques qu'il tisse à la cour de Charlemagne en font un personnage très influent. En maintenant un niveau constant d’attributions, ce prénom est devenu intemporel jusqu’au XIXe siècle, où il s’est essoufflé avant de revenir de plus belle. Il culmine au 3e rang français en 1942 et reste l’un des 10 premiers choix des parents jusqu’en 1958, avant de chuter brutalement.
Antoine
Inestimable (latin), fleur (grec). Du temps des Romains à la Renaissance, ce nom porté par une vingtaine de saints fut modérément attribué. Le XVIe siècle marque un tournant dans sa carrière : Antoine grimpe à la poursuite de Pierre et Jean aux premiers rangs, se maintenant dans les cimes jusqu’au milieu du XIXe siècle. Il revient dans les années 1990 après une période discrète, s’imposant dans le top 10 français et dans l’élite des choix occidentaux (Antonio en Italie, Anton en Suède, Anthony en Angleterre et aux États-Unis, etc.). Mais à l’issue de cette gloire internationale, son reflux s'accentue.
Saint Antoine de Padoue, franciscain portugais du XIIIe siècle, est reconnu pour les talents de prédicateur qu’il a exercés dans toute l’Europe. À partir du XVIIe siècle, il est également invoqué pour retrouver les objets perdus.
Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944), aviateur et écrivain français, a écrit de nombreux romans inspirés de ses voyages. Le conte poétique et philosophique Le Petit Prince, paru en 1943, est son œuvre la plus connue.
Popularité : courbe des naissances, classement et départements ›

