Origine & sens
Bernard-Olivier réunit Bernard et Olivier.
Bernard
Force, ours (germanique).
Puissant par son étymologie, Bernard se répand dès le Moyen Âge dans les pays chrétiens. Au IXe siècle, sa notoriété est renforcée par un saint originaire de Lyon qui devint archevêque de Vienne-sur-le-Rhône et fonda l’abbaye de Romans. Les liens politiques qu'il tisse à la cour de Charlemagne en font un personnage très influent. En maintenant un niveau constant d’attributions, ce prénom est devenu intemporel jusqu’au XIXe siècle, où il s’est essoufflé avant de revenir de plus belle. Il culmine au 3e rang français en 1942 et reste l’un des 10 premiers choix des parents jusqu’en 1958, avant de chuter brutalement.
Olivier
Olive (latin). Une racine scandinave (olafr) pourrait également lui conférer le sens d'« ancêtre » en vieux norrois.
Compagnon et confident de Roland dans La Chanson de Roland, Olivier est attesté dès la fin du XIe siècle en France. Il fait néanmoins plus d’adeptes outre-Manche, où il maintient une visibilité durable (Oliver est aujourd’hui l’un des prénoms les plus portés dans les pays anglophones). Il est encore rare en France lorsqu’il émerge dans les années 1950, mais il parvient au 5e rang masculin au début des années 1970. Son déclin s’accentue depuis quelques années.
Évêque irlandais au XVIIe siècle, saint Olivier Plunket fut faussement accusé d'avoir comploté contre la Couronne anglaise et fut exécuté.
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