Origine & sens
Bruno-Michel réunit Bruno et Michel.
Bruno
Armure, couleur brune (germanique).
Peu commun au Moyen Âge, Bruno est traditionnellement usité pour désigner les enfants aux cheveux bruns ou au teint mat. Un saint originaire de Cologne, fondateur de l’ordre des Chartreux au XIe siècle, illustre ce nom qui deviendra populaire en Allemagne. Il se propage à l’Angleterre mais reste bien rare en France jusqu’à son émergence dans les années 1930. Bruno culmine au 8e rang masculin au début des années 1960. Il cultive une certaine vogue jusqu’à l’aube du 3e millénaire.
Michel
Qui est comme Dieu (hébreu).
L’immense popularité de saint Michel a alimenté la diffusion du prénom en Orient (9 empereurs byzantins portèrent ce prénom du IXe au XIVe siècle) et en Occident chrétien. Du XIIe siècle au début du XIXe, Michel et ses nombreuses graphies (Michael, Miguel, Michal, Michele, Mikhail, etc.) sont très attribuées en Europe et dans les pays slaves. Dans l’Hexagone, Michel rejaillit dans les années 1920. Il prend tout son temps pour grimper au sommet, précédant Jean au 2e rang masculin en 1947, avant de décliner. Il est le 2e prénom le plus porté dans l’Hexagone aujourd’hui.
Gouverneur des anges de la milice céleste, l'archange Michel représente les forces du bien dans la Bible. De nombreuses légendes auréolent ce saint qui inspira la construction du Mont-Saint-Michel et de maints édifices religieux. Au XIIIe siècle, Louis XI le déclara protecteur du royaume. Saint Michel est le patron de la Normandie, des boulangers, des pâtissiers, des escrimeurs, des parachutistes et des tonneliers.
Popularité : courbe des naissances, classement et départements ›

