Origine & sens
Cecile-Rose réunit Cécile et Rose.
Cécile
Aveugle (latin). Le nom Caecilius, dont Cécile est dérivé, était celui d'une puissante famille romaine du premier siècle. Issue de cette famille, celle qui est devenue sainte Cécile aurait refusé de renier sa foi et subi le martyre aux premiers siècles. Sa légende fut véhiculée par de nombreux tableaux, dont un très célèbre de Raphaël.
Ce prénom, peu attribué au Moyen Âge, se diffuse plus largement du XVe au XVIIIe siècle. Moyennement attribué au XIXe siècle, il prend tout son temps pour décoller dans les années 1960. Le succès de Cécile ma fille, chanté par Claude Nougaro, accélère son envol jusqu’aux portes du top 20 féminin dans les années 1970.
Rose
Rose (latin).
Dans l'Antiquité, la rose était la fleur d’Aphrodite, la déesse grecque de l’Amour et de la Beauté. De nombreux poètes immortalisèrent ce symbole de la féminité qui devint Vénus à l’époque romaine. Rose entame sa carrière au Ve siècle et fleurit sous différentes formes, simples, composées ou contractées, dans tous les pays européens. Sa prospérité prend fin durant le haut Moyen Âge, ses déclinaisons se raréfiant jusqu’au retour de Rosine, au XIXe siècle. Au XXe siècle, Rose devient une source prolifique de prénoms composés, mais elle est délaissée dans sa forme originelle. C’est au début des années 2000 que les parents la font resurgir avec la fougue d’un prénom neuf.
Rose Bertin (1747-1813), surnommée « la ministre des Modes », fut la styliste attitrée de Marie-Antoinette. Cette roturière imagina pour sa reine le style Trianon, avec les hautes coiffures poudrées et les robes champêtres en mousseline. Elle poussa la fidélité jusqu'à lui faire livrer des robes à la Conciergerie. Elle échappa à la Terreur en se réfugiant à Londres.
Popularité : courbe des naissances, classement et départements ›

