Origine & sens
Charles-Pierre réunit Charles et Pierre.
Charles
Force (germanique).
Au cours des siècles, dix rois de France, sept empereurs d'Allemagne et plusieurs rois anglais, suédois et espagnols ont porté ce nom. Malgré ce passé riche en histoire, Charles est peu répandu avant la Restauration. En 1660, le retour puis le couronnement de Charles II en Angleterre donnent une impulsion au prénom. Lorsque Charles Dickens (1812) et Charles Baudelaire (1821) voient le jour, Charles et ses différentes graphies connaissent une très grande vogue en Europe. En France, ce prénom reste prisé tout au long de la vie de Charles de Gaulle (1890-1970). Il n’a jamais disparu des maternités depuis son repli dans les années 1920 et reprend même des couleurs aujourd'hui.
Pierre
Petit caillou (grec).
Si Pierre est l’un des prénoms les plus attribués en France du XVe au XXe siècle, il n’a guère eu l’occasion de devancer Jean, son plus grand rival. Faute de mieux, il s’est souvent contenté des deuxièmes rangs. Sa rébellion survient en 1981 : alors que Jean poursuit son reflux, Pierre se redresse et le dépasse. Il réintègre le top 20 masculin à la fin des années 1980 et ne le quittera qu'au début des années 2000.
Le premier pape, une centaine de saints et de nombreux rois ont porté ce prénom très courant dans le monde occidental. Simon est le nom originel de l’apôtre qui devint saint Pierre. Jésus choisit ce nom pour lui en référence à la mission dont il fut investi, celle de bâtir des églises « solides comme de la pierre ». L’immense popularité de saint Pierre participa à la diffusion du nom en Orient chrétien, puis en Occident. Il fut, sous ses nombreuses graphies, largement attribué au Moyen Âge, et dans un passé plus récent, porté par deux empereurs du Brésil et nombre de rois européens. Trois tsars russes, dont le fondateur de la ville de Saint-Pétersbourg (Pierre le Grand), ont également illustré ce prénom.
Popularité : courbe des naissances, classement et départements ›

