Origine & sens
Claude-Gaspard réunit Claude et Gaspard.
Claude
Se rapporte à Claudus, nom d'une puissante famille patricienne romaine. Signifie « boiter » en latin.
Deux empereurs romains portent le nom latin Claudius aux premiers siècles, mais c’est au VIIe siècle que saint Claude, l’évêque de Besançon, introduit le prénom en Franche-Comté. Claude est alors inexistant et se propage très lentement. Une dizaine de siècles lui seront nécessaires pour être finalement connu en France et en Angleterre. Si sa carrière devenue florissante tourne court au XIXe siècle, c’est pour mieux briller au suivant. Au masculin, Claude figure parmi les 10 premiers rangs français de 1930 à 1950. Il s’affichera même 3e à son point culminant (1936). Par comparaison, l’envol de Claude au féminin est resté discret.
Saint Claude La Colombière, jésuite au XVIIe siècle, confesseur de sainte Marguerite-Marie, est fêté le 15 février.
Gaspard
Gardien du trésor (hébreu).
L’Évangile selon saint Matthieu raconte que des mages venus d’Orient se laissèrent guider par une étoile jusqu’à Bethléem pour honorer Jésus nouveau-né. Au vie siècle, l’Église nomme ces mages Gaspard, Melchior et Balthazar. C’est un peu plus tard, au xiie siècle, que leur double reconnaissance, liturgique et iconographique, lance la carrière de ce trio. Gaspard se diffuse jusqu’au début du xixe siècle, mais se raréfie ensuite, au point de ne prénommer aucun Français en 1955. Sa renaissance est singulièrement lente jusqu’à la fin des années 1980, où il renaît discrètement, à Paris, puis dans le reste de la France.
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