Origine & sens
Claude-Jean réunit Claude et Jean.
Claude
Se rapporte à Claudus, nom d'une puissante famille patricienne romaine. Signifie « boiter » en latin.
Deux empereurs romains portent le nom latin Claudius aux premiers siècles, mais c’est au VIIe siècle que saint Claude, l’évêque de Besançon, introduit le prénom en Franche-Comté. Claude est alors inexistant et se propage très lentement. Une dizaine de siècles lui seront nécessaires pour être finalement connu en France et en Angleterre. Si sa carrière devenue florissante tourne court au XIXe siècle, c’est pour mieux briller au suivant. Au masculin, Claude figure parmi les 10 premiers rangs français de 1930 à 1950. Il s’affichera même 3e à son point culminant (1936). Par comparaison, l’envol de Claude au féminin est resté discret.
Saint Claude La Colombière, jésuite au XVIIe siècle, confesseur de sainte Marguerite-Marie, est fêté le 15 février.
Jean
Dieu fait grâce (hébreu).
L’apôtre Jean et saint Jean-Baptiste ont, dès le Ier siècle, assuré le succès de Jean. Sa diffusion a été renforcée par les nombreux saints, papes et rois porteurs du nom à différents moments de l’histoire. Jean grandit en Orient avant de se propager en Occident chrétien, où il est très attribué au Moyen Âge. Sous ses différentes graphies (John, Juan, Giovanni, Johannes, Jan, Ivan, etc.), il se maintient tout premier ou presque du XIVe au XIXe siècle. En France, sa prééminence est encore incontestée durant la première partie du XXe siècle, où il règne sans interruption jusqu’à ce que Philippe le détrône en 1959. Il est, aujourd’hui encore, le prénom le plus porté en France.
Infatigable prêcheur des foules qui s'amassaient sur les rives du Jourdain, Jean le Baptiste (aujourd'hui Jean-Baptiste) baptisa Jésus et de nombreux convertis dans l'eau du fleuve. Il est le patron des Québécois, des cordeliers, des rémouleurs et des tonneliers.
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