Origine & sens
Claude-Olivier réunit Claude et Olivier.
Claude
Se rapporte à Claudus, nom d'une puissante famille patricienne romaine. Signifie « boiter » en latin.
Deux empereurs romains portent le nom latin Claudius aux premiers siècles, mais c’est au VIIe siècle que saint Claude, l’évêque de Besançon, introduit le prénom en Franche-Comté. Claude est alors inexistant et se propage très lentement. Une dizaine de siècles lui seront nécessaires pour être finalement connu en France et en Angleterre. Si sa carrière devenue florissante tourne court au XIXe siècle, c’est pour mieux briller au suivant. Au masculin, Claude figure parmi les 10 premiers rangs français de 1930 à 1950. Il s’affichera même 3e à son point culminant (1936). Par comparaison, l’envol de Claude au féminin est resté discret.
Saint Claude La Colombière, jésuite au XVIIe siècle, confesseur de sainte Marguerite-Marie, est fêté le 15 février.
Olivier
Olive (latin). Une racine scandinave (olafr) pourrait également lui conférer le sens d'« ancêtre » en vieux norrois.
Compagnon et confident de Roland dans La Chanson de Roland, Olivier est attesté dès la fin du XIe siècle en France. Il fait néanmoins plus d’adeptes outre-Manche, où il maintient une visibilité durable (Oliver est aujourd’hui l’un des prénoms les plus portés dans les pays anglophones). Il est encore rare en France lorsqu’il émerge dans les années 1950, mais il parvient au 5e rang masculin au début des années 1970. Son déclin s’accentue depuis quelques années.
Évêque irlandais au XVIIe siècle, saint Olivier Plunket fut faussement accusé d'avoir comploté contre la Couronne anglaise et fut exécuté.
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