Origine & sens
Claude-Suzanne réunit Claude et Suzanne.
Claude
Se rapporte à Claudus, nom d'une puissante famille patricienne romaine. Signifie « boiter » en latin.
Deux empereurs romains portent le nom latin Claudius aux premiers siècles, mais c’est au VIIe siècle que saint Claude, l’évêque de Besançon, introduit le prénom en Franche-Comté. Claude est alors inexistant et se propage très lentement. Une dizaine de siècles lui seront nécessaires pour être finalement connu en France et en Angleterre. Si sa carrière devenue florissante tourne court au XIXe siècle, c’est pour mieux briller au suivant. Au masculin, Claude figure parmi les 10 premiers rangs français de 1930 à 1950. Il s’affichera même 3e à son point culminant (1936). Par comparaison, l’envol de Claude au féminin est resté discret.
Saint Claude La Colombière, jésuite au XVIIe siècle, confesseur de sainte Marguerite-Marie, est fêté le 15 février.
Suzanne
Lys (hébreu).
En usage au Moyen Âge, ce prénom biblique n’a jamais autant brillé en France qu’à la fin du XIXe siècle. Encore très choisi au début des années 1920 (à la 4e place), Suzanne disparaît des registres dans les années 1960. Son retour, lent mais constant, est perceptible à partir des années 2000.
Dans l’Ancien Testament, Suzanne, une jeune femme très belle et pieuse, est accusée à tort d’adultère par deux vieillards dont elle a osé repousser les avances. Elle risque la peine de mort, mais le jeune prophète Daniel s’interpose, interroge séparément ses accusateurs et révèle leurs mensonges. Grâce à lui, Suzanne est innocentée. Cet épisode biblique est représenté dans les peintures de Rembrandt et de nombreux artistes. Léonard Cohen a également immortalisé ce prénom dans sa chanson Suzanne, en 1967.
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