Origine & sens
Denis-Benjamin réunit Denis et Benjamin.
Denis
Fils de Dieu (grec).
Dieu du Vin dans la mythologie grecque, Dionysos donne des racines anciennes à ce nom. Porté par un saint du IIIe siècle et attesté au Moyen Âge, Denis s’implante outre-Manche sous le règne de Guillaume le Conquérant. Il y devient assez fréquent et maintient son niveau d’occurrences jusqu’au XVIIe siècle. Son essor français est bien plus tardif : Denis monte aux portes du top 20 dans les années 1960 et prénomme plus de 1 000 nouveau-nés par an jusqu’en 1979.
Missionnaire en Gaule au IIIe siècle, saint Denis fut le premier évêque de Paris. L'empereur Domitien le jugea trop influent et le fit décapiter sur le mont des Martyrs (aujourd'hui connu sous le nom de Montmartre). Saint Denis est le patron de la France.
Benjamin
Fils du Sud (hébreu).
Ce prénom biblique est établi de longue date dans les cultures juives du monde entier. Doté d’un saint ayant vécu au Ve siècle, il fut également usité dans les familles chrétiennes au Moyen Âge. Il est peu fréquent lorsque les puritains anglophones relancent sa vogue au XVIIe siècle. Très rare jusqu’au début des années 1970, Benjamin se hisse dans les 10 premiers rangs français en l’espace de deux décennies. Il est très répandu dans les pays anglo-saxons aujourd’hui, notamment aux États-Unis.
Dans l’Ancien Testament, Benjamin est le fils de Jacob et Rachel. En le mettant au monde, Rachel le prénomme Ben Oni (« fils de ma douleur »), avant de décéder. Mais Jacob, qui ne peut se résoudre à tant de tristesse, opte pour un prénom signifiant « fils du Sud ». Benjamin est le père de la tribu des Benjaminites dont Saül, le premier roi d'Israël, est descendant.
Popularité : courbe des naissances, classement et départements ›

