Origine & sens
Denis-Jacques réunit Denis et Jacques.
Denis
Fils de Dieu (grec).
Dieu du Vin dans la mythologie grecque, Dionysos donne des racines anciennes à ce nom. Porté par un saint du IIIe siècle et attesté au Moyen Âge, Denis s’implante outre-Manche sous le règne de Guillaume le Conquérant. Il y devient assez fréquent et maintient son niveau d’occurrences jusqu’au XVIIe siècle. Son essor français est bien plus tardif : Denis monte aux portes du top 20 dans les années 1960 et prénomme plus de 1 000 nouveau-nés par an jusqu’en 1979.
Missionnaire en Gaule au IIIe siècle, saint Denis fut le premier évêque de Paris. L'empereur Domitien le jugea trop influent et le fit décapiter sur le mont des Martyrs (aujourd'hui connu sous le nom de Montmartre). Saint Denis est le patron de la France.
Jacques
Supplanter, talonner (hébreu).
Cette forme française de Jacob se propage à la fin du Moyen Âge et devient très usitée jusqu’au XVIIIe siècle. Jacques se fait plus discret avant de resurgir au début du XXe siècle, s’imposant dans les 10 premiers prénoms de 1926 à 1953. Il est beaucoup plus rare aujourd’hui, mais sa renaissance est à envisager. De son côté, le Jack anglais ne l’a pas attendu pour briller outre-Manche dans les années 1990 et 2000.
Jacques de Molay, le dernier grand maître des Templiers, est célèbre pour avoir lancé une malédiction sur les Capétiens avant de périr sur le bûcher à Paris, en 1314. Deux apôtres du Christ, martyrs à Rome au Ier siècle, portèrent ce prénom. Jacques le Majeur et Jacques le Mineur sont respectivement fêtés les 25 juillet et 3 mai.
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