Origine & sens
Emma-Rose réunit Emma et Rose.
Emma
Universelle (germanique).
Avant de devenir l’un des prénoms les plus attribués dans les pays occidentaux dans les années 2010, Emma avait déjà connu la gloire, notamment en Grande-Bretagne. Au XVIIIe siècle, le roman Emma de Jane Austen contribue à le diffuser au-delà des milieux aristocratiques. En France, Gustave Flaubert relance sa carrière en 1857 en prénommant ainsi l’héroïne de Madame Bovary. Après un long oubli, Emma connaît un spectaculaire retour dans les années 1990. Elle détrône Léa en 2005 et a régné sur le classement français pendant 14 ans.
Rose
Rose (latin).
Dans l'Antiquité, la rose était la fleur d’Aphrodite, la déesse grecque de l’Amour et de la Beauté. De nombreux poètes immortalisèrent ce symbole de la féminité qui devint Vénus à l’époque romaine. Rose entame sa carrière au Ve siècle et fleurit sous différentes formes, simples, composées ou contractées, dans tous les pays européens. Sa prospérité prend fin durant le haut Moyen Âge, ses déclinaisons se raréfiant jusqu’au retour de Rosine, au XIXe siècle. Au XXe siècle, Rose devient une source prolifique de prénoms composés, mais elle est délaissée dans sa forme originelle. C’est au début des années 2000 que les parents la font resurgir avec la fougue d’un prénom neuf.
Rose Bertin (1747-1813), surnommée « la ministre des Modes », fut la styliste attitrée de Marie-Antoinette. Cette roturière imagina pour sa reine le style Trianon, avec les hautes coiffures poudrées et les robes champêtres en mousseline. Elle poussa la fidélité jusqu'à lui faire livrer des robes à la Conciergerie. Elle échappa à la Terreur en se réfugiant à Londres.
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