Origine & sens
Francois-Stephane réunit François et Stéphane.
François
Ce prénom ancien a été porté par plusieurs saints, deux rois de France, et plus récemment, deux présidents français et un pape. Il vient du latin francus, « homme libre », et signifie également « le Français » depuis que saint François d’Assise, né sous le nom de Giovanni, fut renommé Francesco par son père : ce dernier revenait si heureux d’un voyage d’affaires en France qu’il voulut ainsi rendre hommage à ce pays.
Si Francesco et François se sont propagés ensemble au XIIIe siècle, François est rapidement devenu l'unique forme incontournable en France. Il est très fréquent au moment du règne de François Ier, au XVIe siècle, et restera l’un des 10 prénoms les plus attribués jusqu’au XIXe siècle. François a dû reprendre son souffle pour se hisser aux portes du top 20 français en 1961, son dernier point culminant.
Le 4 octobre célèbre la fête de saint François d'Assise (1182-1226), le plus connu des saints porteurs du nom. Saint François d’Assise vendit ses biens au profit des pauvres, fonda un ordre qui porta son nom et partit évangéliser les campagnes. Il prêcha la foi aux musulmans de Syrie et d'Égypte, et plaida pour l'arrêt de la guerre opposant chrétiens et musulmans auprès du sultan de Damiette.
Artisan de la Réforme catholique, saint François de Sales (1567-1622) est le patron des journalistes. Il est fêté le 24 janvier.
Stéphane
Couronné (grec).
De nombreux saints, plusieurs papes et souverains ont porté ce prénom très répandu dans les pays occidentaux. Sous ses différentes graphies (Stephan, Stefan, Stephen), il s’épanouit dans les pays chrétiens, grecs et latins, dès les premiers siècles. Mais à la fin du Moyen Âge, Stéphane est progressivement remplacé par Étienne, une forme française du prénom apparue après lui. Stéphane devient très rare en France jusqu’au milieu du XXe siècle. Il rejaillit alors, avec toute la fougue d’un prénom neuf, pour rejoindre les premiers rangs masculins dans les années 1970. Loin devant Étienne, Stéphane trône sur le classement français à deux reprises. Il reste visible jusqu’à la fin du siècle avant de sombrer dans l’abîme.
Popularité : courbe des naissances, classement et départements ›

