Origine & sens
Frederic-Charles réunit Frédéric et Charles.
Frédéric
Pouvoir de la paix (germanique).
Ce grand prénom royal a été, sous ses différentes graphies, porté par une trentaine de souverains germaniques, prusses, danois, suédois et norvégiens. Il est fréquent dans les pays anglo-saxons et scandinaves à partir du XVIIIe siècle, mais il peine à briller en France. C’est bien plus tard, au terme d’une progression lente mais constante, qu’il se révèle au XXe siècle. Il culmine au 4e rang masculin en 1973, après la gloire d’Éric, avant de chuter brutalement. Il s'orthographie sans accent en dehors de l'Hexagone.
Surnommé Barberousse, Frédéric Ier (Friedrich en allemand) fut le premier roi de Prusse au XVIIIe siècle. Son fils et successeur, Frédéric II le Grand, réorganisa ses États et fit de son armée une force militaire redoutable. Intellectuel francophile, il tissa des liens avec Voltaire et les plus grands savants de son époque.
Charles
Force (germanique).
Au cours des siècles, dix rois de France, sept empereurs d'Allemagne et plusieurs rois anglais, suédois et espagnols ont porté ce nom. Malgré ce passé riche en histoire, Charles est peu répandu avant la Restauration. En 1660, le retour puis le couronnement de Charles II en Angleterre donnent une impulsion au prénom. Lorsque Charles Dickens (1812) et Charles Baudelaire (1821) voient le jour, Charles et ses différentes graphies connaissent une très grande vogue en Europe. En France, ce prénom reste prisé tout au long de la vie de Charles de Gaulle (1890-1970). Il n’a jamais disparu des maternités depuis son repli dans les années 1920 et reprend même des couleurs aujourd'hui.
Popularité : courbe des naissances, classement et départements ›

