Origine & sens
Frederic-Jerome réunit Frédéric et Jérôme.
Frédéric
Pouvoir de la paix (germanique).
Ce grand prénom royal a été, sous ses différentes graphies, porté par une trentaine de souverains germaniques, prusses, danois, suédois et norvégiens. Il est fréquent dans les pays anglo-saxons et scandinaves à partir du XVIIIe siècle, mais il peine à briller en France. C’est bien plus tard, au terme d’une progression lente mais constante, qu’il se révèle au XXe siècle. Il culmine au 4e rang masculin en 1973, après la gloire d’Éric, avant de chuter brutalement. Il s'orthographie sans accent en dehors de l'Hexagone.
Surnommé Barberousse, Frédéric Ier (Friedrich en allemand) fut le premier roi de Prusse au XVIIIe siècle. Son fils et successeur, Frédéric II le Grand, réorganisa ses États et fit de son armée une force militaire redoutable. Intellectuel francophile, il tissa des liens avec Voltaire et les plus grands savants de son époque.
Jérôme
Nom sacré (grec).
Au Ve siècle, saint Jérôme traduisit de l'hébreu en latin une grande partie de la Bible. Malgré cette production titanesque, le nom du patron des traducteurs inspira peu de parents avant le XIXe siècle. Après avoir fait de timides percées outre-Manche, Jérôme s’élance finalement en France. On le trouve au 6e rang à son point culminant, en 1974, avant son reflux accéléré à la fin du siècle. Il n’est pas apparenté à Jérémy mais a peut-être, par ses premières lettres en commun, favorisé l’essor de ce dernier.
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