Origine & sens
Gabriel-Charles réunit Gabriel et Charles.
Gabriel
Force de Dieu (hébreu).
Si Gabriel a connu une certaine faveur au Moyen Âge, l’engouement pour ce prénom s’est rapidement déplacé de la France aux pays anglophones. Plusieurs siècles d’éclipse partielle lui sont imposés avant qu’il ne renaisse à la fin des années 1990. Il s’impose rapidement comme le prénom phare de l’Ancien Testament. Il s’est fait couronner à Paris (en 2007) avant de triompher au niveau national (en 2015).
Gabriel est vénéré dans le judaïsme, le christianisme et l’islam. Dans l’Ancien Testament, il est le messager du ciel qui aide le prophète Daniel à interpréter ses songes. Il apparaît sous la même forme dans le Nouveau Testament pour annoncer à Marie qu’elle va mettre au monde l’Enfant Jésus. Enfin, dans le Coran, Djibril (l’équivalent arabe de Gabriel), l’ange porteur d’ordres et de châtiments divins, révèle le Coran à Mahomet.
Charles
Force (germanique).
Au cours des siècles, dix rois de France, sept empereurs d'Allemagne et plusieurs rois anglais, suédois et espagnols ont porté ce nom. Malgré ce passé riche en histoire, Charles est peu répandu avant la Restauration. En 1660, le retour puis le couronnement de Charles II en Angleterre donnent une impulsion au prénom. Lorsque Charles Dickens (1812) et Charles Baudelaire (1821) voient le jour, Charles et ses différentes graphies connaissent une très grande vogue en Europe. En France, ce prénom reste prisé tout au long de la vie de Charles de Gaulle (1890-1970). Il n’a jamais disparu des maternités depuis son repli dans les années 1920 et reprend même des couleurs aujourd'hui.
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