Origine & sens
Jacques-Etienne réunit Jacques et Étienne.
Jacques
Supplanter, talonner (hébreu).
Cette forme française de Jacob se propage à la fin du Moyen Âge et devient très usitée jusqu’au XVIIIe siècle. Jacques se fait plus discret avant de resurgir au début du XXe siècle, s’imposant dans les 10 premiers prénoms de 1926 à 1953. Il est beaucoup plus rare aujourd’hui, mais sa renaissance est à envisager. De son côté, le Jack anglais ne l’a pas attendu pour briller outre-Manche dans les années 1990 et 2000.
Jacques de Molay, le dernier grand maître des Templiers, est célèbre pour avoir lancé une malédiction sur les Capétiens avant de périr sur le bûcher à Paris, en 1314. Deux apôtres du Christ, martyrs à Rome au Ier siècle, portèrent ce prénom. Jacques le Majeur et Jacques le Mineur sont respectivement fêtés les 25 juillet et 3 mai.
Étienne
Couronné (grec).
De nombreux saints, plusieurs papes et souverains ont porté cette forme française de Stéphane. La popularité de saint Étienne, l’un des premiers diacres martyrs de l’Église, fut si grande que ce prénom supplanta Stéphane à partir du XIVe siècle. Sa prééminence, d’une grande longévité, ne prit fin qu’à la gloire naissante de Stéphane à la fin des années 1950. Étienne figurait dans le top 70 masculin à la fin des années 1990 et se raréfie aujourd’hui.
Popularité : courbe des naissances, classement et départements ›

