Origine & sens
Jacques-Olivier réunit Jacques et Olivier.
Jacques
Supplanter, talonner (hébreu).
Cette forme française de Jacob se propage à la fin du Moyen Âge et devient très usitée jusqu’au XVIIIe siècle. Jacques se fait plus discret avant de resurgir au début du XXe siècle, s’imposant dans les 10 premiers prénoms de 1926 à 1953. Il est beaucoup plus rare aujourd’hui, mais sa renaissance est à envisager. De son côté, le Jack anglais ne l’a pas attendu pour briller outre-Manche dans les années 1990 et 2000.
Jacques de Molay, le dernier grand maître des Templiers, est célèbre pour avoir lancé une malédiction sur les Capétiens avant de périr sur le bûcher à Paris, en 1314. Deux apôtres du Christ, martyrs à Rome au Ier siècle, portèrent ce prénom. Jacques le Majeur et Jacques le Mineur sont respectivement fêtés les 25 juillet et 3 mai.
Olivier
Olive (latin). Une racine scandinave (olafr) pourrait également lui conférer le sens d'« ancêtre » en vieux norrois.
Compagnon et confident de Roland dans La Chanson de Roland, Olivier est attesté dès la fin du XIe siècle en France. Il fait néanmoins plus d’adeptes outre-Manche, où il maintient une visibilité durable (Oliver est aujourd’hui l’un des prénoms les plus portés dans les pays anglophones). Il est encore rare en France lorsqu’il émerge dans les années 1950, mais il parvient au 5e rang masculin au début des années 1970. Son déclin s’accentue depuis quelques années.
Évêque irlandais au XVIIe siècle, saint Olivier Plunket fut faussement accusé d'avoir comploté contre la Couronne anglaise et fut exécuté.
Popularité : courbe des naissances, classement et départements ›

