Origine & sens
Jacques-Philippe réunit Jacques et Philippe.
Jacques
Supplanter, talonner (hébreu).
Cette forme française de Jacob se propage à la fin du Moyen Âge et devient très usitée jusqu’au XVIIIe siècle. Jacques se fait plus discret avant de resurgir au début du XXe siècle, s’imposant dans les 10 premiers prénoms de 1926 à 1953. Il est beaucoup plus rare aujourd’hui, mais sa renaissance est à envisager. De son côté, le Jack anglais ne l’a pas attendu pour briller outre-Manche dans les années 1990 et 2000.
Jacques de Molay, le dernier grand maître des Templiers, est célèbre pour avoir lancé une malédiction sur les Capétiens avant de périr sur le bûcher à Paris, en 1314. Deux apôtres du Christ, martyrs à Rome au Ier siècle, portèrent ce prénom. Jacques le Majeur et Jacques le Mineur sont respectivement fêtés les 25 juillet et 3 mai.
Philippe
Qui aime les chevaux (grec).
Ce vieux prénom fut illustré par plusieurs saints, six rois de France, cinq rois d’Espagne et un roi macédonien, Philippe II, le père d’Alexandre le Grand (382-386 avant J.-C.). Saint Philippe, l’un des premiers apôtres de Jésus, prêcha l'Évangile en Grèce et en Asie Mineure jusqu'à un âge avancé. Sous ses différentes graphies (Philip, Felipe, Filippo, etc.), ce prénom est très attribué dans les pays chrétiens durant et après le Moyen Âge. Après une période de retrait au XIXe siècle, Philippe revient de plus belle en France dans les années 1950. Il détrône Jean en 1959 et se maintient 1er jusqu’en 1964. Son déclin s’est accéléré depuis la fin des années 1980, mais il est aujourd'hui le 3e prénom le plus porté en France.
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