Origine & sens
Jean-Alfred réunit Jean et Alfred.
Jean
Dieu fait grâce (hébreu).
L’apôtre Jean et saint Jean-Baptiste ont, dès le Ier siècle, assuré le succès de Jean. Sa diffusion a été renforcée par les nombreux saints, papes et rois porteurs du nom à différents moments de l’histoire. Jean grandit en Orient avant de se propager en Occident chrétien, où il est très attribué au Moyen Âge. Sous ses différentes graphies (John, Juan, Giovanni, Johannes, Jan, Ivan, etc.), il se maintient tout premier ou presque du XIVe au XIXe siècle. En France, sa prééminence est encore incontestée durant la première partie du XXe siècle, où il règne sans interruption jusqu’à ce que Philippe le détrône en 1959. Il est, aujourd’hui encore, le prénom le plus porté en France.
Infatigable prêcheur des foules qui s'amassaient sur les rives du Jourdain, Jean le Baptiste (aujourd'hui Jean-Baptiste) baptisa Jésus et de nombreux convertis dans l'eau du fleuve. Il est le patron des Québécois, des cordeliers, des rémouleurs et des tonneliers.
Alfred
Noble paix (germanique).
Roi des Anglo-Saxons au IXe siècle, Alfred le Grand défendit admirablement son royaume contre les Vikings venus du Danemark. Alfred se diffuse à cette période mais sombre ensuite dans l’oubli. Il renaît au XIXe siècle dans les pays anglophones, scandinaves et germanophones avant de gagner l’Hexagone et le reste de l’Europe. Alfred figurait dans les 30 premiers rangs français en 1910, à l’aube de son déclin. Il a presque totalement disparu depuis les années 1960.
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