Origine & sens
Jean-Arthur réunit Jean et Arthur.
Jean
Dieu fait grâce (hébreu).
L’apôtre Jean et saint Jean-Baptiste ont, dès le Ier siècle, assuré le succès de Jean. Sa diffusion a été renforcée par les nombreux saints, papes et rois porteurs du nom à différents moments de l’histoire. Jean grandit en Orient avant de se propager en Occident chrétien, où il est très attribué au Moyen Âge. Sous ses différentes graphies (John, Juan, Giovanni, Johannes, Jan, Ivan, etc.), il se maintient tout premier ou presque du XIVe au XIXe siècle. En France, sa prééminence est encore incontestée durant la première partie du XXe siècle, où il règne sans interruption jusqu’à ce que Philippe le détrône en 1959. Il est, aujourd’hui encore, le prénom le plus porté en France.
Infatigable prêcheur des foules qui s'amassaient sur les rives du Jourdain, Jean le Baptiste (aujourd'hui Jean-Baptiste) baptisa Jésus et de nombreux convertis dans l'eau du fleuve. Il est le patron des Québécois, des cordeliers, des rémouleurs et des tonneliers.
Arthur
Ours (celte).
Forgée par le folklore dès le VIe siècle, la légende d'Arthur naît en Bretagne et s'empare rapidement de la France médiévale. Si sa popularité s'essouffle après le Moyen Âge, le roi mythique connaît une spectaculaire résurgence au XIXe siècle dans le monde anglophone. Il peine à rejaillir en France, en dépit de l’élan insufflé par Arthur Rimbaud. Sa persévérance porte toutefois ses fruits en 2007, l’année de son entrée dans le top 20 français.
Arthur, ou Artus, le roi légendaire des Bretons, repoussa les armées anglo-saxonnes qui tentaient d’envahir la Bretagne. Ses exploits, contés au XIIe siècle par Chrétien de Troyes, en font l’un des chevaliers les plus connus des Romans de la Table ronde.
Popularité : courbe des naissances, classement et départements ›

