À fêter aujourd'hui 

Prénom masculin

Jean-Emile

Origine & sens

Jean-Emile réunit Jean et Émile.

Jean

Dieu fait grâce (hébreu).

L’apôtre Jean et saint Jean-Baptiste ont, dès le Ier siècle, assuré le succès de Jean. Sa diffusion a été renforcée par les nombreux saints, papes et rois porteurs du nom à différents moments de l’histoire. Jean grandit en Orient avant de se propager en Occident chrétien, où il est très attribué au Moyen Âge. Sous ses différentes graphies (John, Juan, Giovanni, Johannes, Jan, Ivan, etc.), il se maintient tout premier ou presque du XIVe au XIXe siècle. En France, sa prééminence est encore incontestée durant la première partie du XXe siècle, où il règne sans interruption jusqu’à ce que Philippe le détrône en 1959. Il est, aujourd’hui encore, le prénom le plus porté en France.


Infatigable prêcheur des foules qui s'amassaient sur les rives du Jourdain, Jean le Baptiste (aujourd'hui Jean-Baptiste) baptisa Jésus et de nombreux convertis dans l'eau du fleuve. Il est le patron des Québécois, des cordeliers, des rémouleurs et des tonneliers.

Émile

Travailleur (germanique).

Ce vieux prénom puise également ses racines d’une grande famille romaine. Lucius Æmilius Paullus, général né vers 230 avant J.-C., vainquit Persée, dernier roi de Macédoine, lors de la bataille de Pydna. Émile en est la forme française. Ce prénom renaît au XVIe siècle et se diffuse largement à la faveur de la publication d’Émile, ou De l’éducation (1762) de Jean-Jacques Rousseau, œuvre fondatrice de la pensée éducative moderne. Il atteint son apogée au XIXe siècle, porté par le rayonnement de figures intellectuelles telles qu’Émile Zola ou Émile Durkheim. C’est dans les années 1920 que sa courbe d’attribution s’effondre. Cent ans plus tard, il ne comptait plus que 30 000 porteurs en France. Son retour sous les traits d’un prénom nouveau était attendu.

Popularité : courbe des naissances, classement et départements ›