Origine & sens
Jean-Julien réunit Jean et Julien.
Jean
Dieu fait grâce (hébreu).
L’apôtre Jean et saint Jean-Baptiste ont, dès le Ier siècle, assuré le succès de Jean. Sa diffusion a été renforcée par les nombreux saints, papes et rois porteurs du nom à différents moments de l’histoire. Jean grandit en Orient avant de se propager en Occident chrétien, où il est très attribué au Moyen Âge. Sous ses différentes graphies (John, Juan, Giovanni, Johannes, Jan, Ivan, etc.), il se maintient tout premier ou presque du XIVe au XIXe siècle. En France, sa prééminence est encore incontestée durant la première partie du XXe siècle, où il règne sans interruption jusqu’à ce que Philippe le détrône en 1959. Il est, aujourd’hui encore, le prénom le plus porté en France.
Infatigable prêcheur des foules qui s'amassaient sur les rives du Jourdain, Jean le Baptiste (aujourd'hui Jean-Baptiste) baptisa Jésus et de nombreux convertis dans l'eau du fleuve. Il est le patron des Québécois, des cordeliers, des rémouleurs et des tonneliers.
Julien
De la famille romaine de Iule (latin).
Encore très méconnu au XIXe siècle, Julien aurait pu rester invisible si Stendhal n’en avait pas fait le héros de son roman Le Rouge et le Noir. Un saint légendaire inspira également Gustave Flaubert dans La Légende de saint Julien l'Hospitalier, paru en 1877. Mais malgré ces percées littéraires, Julien reste dans l’ombre de Jules dont il est dérivé. Il y restera jusqu’au XXe siècle, où sa glorieuse carrière est comparable à celle de Julian dans les pays anglophones et hispanophones. Julien brille dans les 3 premiers rangs français, de 1979 à 1990, avant de décliner.
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