Origine & sens
Jean-Stephane réunit Jean et Stéphane.
Jean
Dieu fait grâce (hébreu).
L’apôtre Jean et saint Jean-Baptiste ont, dès le Ier siècle, assuré le succès de Jean. Sa diffusion a été renforcée par les nombreux saints, papes et rois porteurs du nom à différents moments de l’histoire. Jean grandit en Orient avant de se propager en Occident chrétien, où il est très attribué au Moyen Âge. Sous ses différentes graphies (John, Juan, Giovanni, Johannes, Jan, Ivan, etc.), il se maintient tout premier ou presque du XIVe au XIXe siècle. En France, sa prééminence est encore incontestée durant la première partie du XXe siècle, où il règne sans interruption jusqu’à ce que Philippe le détrône en 1959. Il est, aujourd’hui encore, le prénom le plus porté en France.
Infatigable prêcheur des foules qui s'amassaient sur les rives du Jourdain, Jean le Baptiste (aujourd'hui Jean-Baptiste) baptisa Jésus et de nombreux convertis dans l'eau du fleuve. Il est le patron des Québécois, des cordeliers, des rémouleurs et des tonneliers.
Stéphane
Couronné (grec).
De nombreux saints, plusieurs papes et souverains ont porté ce prénom très répandu dans les pays occidentaux. Sous ses différentes graphies (Stephan, Stefan, Stephen), il s’épanouit dans les pays chrétiens, grecs et latins, dès les premiers siècles. Mais à la fin du Moyen Âge, Stéphane est progressivement remplacé par Étienne, une forme française du prénom apparue après lui. Stéphane devient très rare en France jusqu’au milieu du XXe siècle. Il rejaillit alors, avec toute la fougue d’un prénom neuf, pour rejoindre les premiers rangs masculins dans les années 1970. Loin devant Étienne, Stéphane trône sur le classement français à deux reprises. Il reste visible jusqu’à la fin du siècle avant de sombrer dans l’abîme.
Popularité : courbe des naissances, classement et départements ›

