Origine & sens
Jeanne-Alice réunit Jeanne et Alice.
Jeanne
Dieu fait grâce (hébreu).
Ce prénom riche en histoire a été porté par 7 reines de France et de nombreuses saintes. Il se propage dès le Moyen Âge à l’ensemble des pays chrétiens, où il est orthographié de nombreuses manières : Jehan(ne) en France, Joan en Angleterre, Juana en Espagne, et Giovanna en Italie. Popularisée par Jeanne d’Arc au XVe siècle, Jeanne éclipse ses variantes françaises et devient la plus grande rivale de Marie. Glorieuse au XIXe siècle, Jeanne s’évanouit dans les années 1940 pour ressusciter dans les années 1990. Elle s’envole à Paris, mais se contente de figurer dans le top 30 français depuis les années 2010.
Jeanne d’Arc (1412-1431), jeune paysanne lorraine, affirme avoir reçu la mission divine de libérer la France du joug anglais. Elle rejoint Charles VII, contribue à la levée du siège d’Orléans et à son sacre à Reims. Capturée en 1430, elle est condamnée pour hérésie et brûlée vive à Rouen un an plus tard, à l’âge de 19 ans.
Alice
Cet ancien dérivé d’Adélaïde vient du germain adal, « noble », et heit, « lignée », d’où la signification : « de noble lignée ».
Il est fréquent dès le Moyen Âge en France et en Europe, ce qui facilite l’essor de nombreuses variantes. Dans l’Hexagone, Alaïs, Alis, Alix, Alison et les formes régionales bretonne (Adelice) et occitane (Aelis) connaissent alors une belle progression. Alice est très usité jusqu’au XVIIe siècle, puis se fait oublier jusqu’à ce que le roman de Lewis Carroll, Alice au pays des merveilles, contribue à sa renaissance à la fin du XIXe siècle. Après avoir atteint son niveau plancher ( moins de 200 attributions) dans les années 1960-1970, Alice revient au milieu des années 2010 dans les 10 premiers rangs féminins.
Popularité : courbe des naissances, classement et départements ›

