Origine & sens
Julie-Charlotte réunit Julie et Charlotte.
Julie
De la famille romaine de Iule (latin).
Forme française de Julia (la forme latine originelle, en usage au temps des Romains), Julie connaît un certain succès au XIXe siècle. À l’aube du XXe siècle, Julie est même préféré à Julia dans plusieurs pays occidentaux. En France, la prééminence de Juliette l’empêche de s’épanouir pleinement. Il lui faudra attendre la vague des prénoms en « ie » dans les années 1980 pour s’élever au sommet avec Aurélie et Émilie. Julie leur tiendra tête en 1987, le temps qu’Élodie se prépare à les supplanter toutes.
Au début du XIXe siècle, sainte Julie fonda plusieurs instituts religieux visant à l'éducation des enfants pauvres en France et en Belgique.
Charlotte
Force (germanique).
Attribué dès le Moyen Âge, ce féminin de Charles est devenu très courant en France et dans les pays anglophones du XVIIe au XIXe siècle. Après une période moins faste, Charlotte revient parmi les 30 premiers choix français dans les années 1980, et s’y maintient encore aujourd’hui. Ce prénom classique est très répandu dans l'ensemble des pays occidentaux. C’est en l’honneur de la reine consort Charlotte de Mecklembourg-Strelitz (1744-1818), épouse de George III, que le dessert du même nom aurait été créé.
Épouse de Louis XI, Charlotte de Savoie n’eut guère l’existence dorée d’une reine. Elle donna la vie à sept enfants, mais seuls trois d’entre eux survécurent à leur naissance. Elle se consacra à l’éducation de ces derniers et vécut simplement à Amboise, loin de la Cour et de son mari distant. Elle mourut en 1483 à l’âge de 38 ans. Une sainte portant ce nom fut guillotinée avec les sœurs du carmel de Compiègne en 1794, sous la Terreur.
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