Origine & sens
Julie-Rose réunit Julie et Rose.
Julie
De la famille romaine de Iule (latin).
Forme française de Julia (la forme latine originelle, en usage au temps des Romains), Julie connaît un certain succès au XIXe siècle. À l’aube du XXe siècle, Julie est même préféré à Julia dans plusieurs pays occidentaux. En France, la prééminence de Juliette l’empêche de s’épanouir pleinement. Il lui faudra attendre la vague des prénoms en « ie » dans les années 1980 pour s’élever au sommet avec Aurélie et Émilie. Julie leur tiendra tête en 1987, le temps qu’Élodie se prépare à les supplanter toutes.
Au début du XIXe siècle, sainte Julie fonda plusieurs instituts religieux visant à l'éducation des enfants pauvres en France et en Belgique.
Rose
Rose (latin).
Dans l'Antiquité, la rose était la fleur d’Aphrodite, la déesse grecque de l’Amour et de la Beauté. De nombreux poètes immortalisèrent ce symbole de la féminité qui devint Vénus à l’époque romaine. Rose entame sa carrière au Ve siècle et fleurit sous différentes formes, simples, composées ou contractées, dans tous les pays européens. Sa prospérité prend fin durant le haut Moyen Âge, ses déclinaisons se raréfiant jusqu’au retour de Rosine, au XIXe siècle. Au XXe siècle, Rose devient une source prolifique de prénoms composés, mais elle est délaissée dans sa forme originelle. C’est au début des années 2000 que les parents la font resurgir avec la fougue d’un prénom neuf.
Rose Bertin (1747-1813), surnommée « la ministre des Modes », fut la styliste attitrée de Marie-Antoinette. Cette roturière imagina pour sa reine le style Trianon, avec les hautes coiffures poudrées et les robes champêtres en mousseline. Elle poussa la fidélité jusqu'à lui faire livrer des robes à la Conciergerie. Elle échappa à la Terreur en se réfugiant à Londres.
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