Origine & sens
Lea-Rose réunit Léa et Rose.
Léa
Gazelle, vache sauvage, ou fatiguée (hébreu).
Première femme de Jacob dans l’Ancien Testament, Léa donna naissance à 6 des 12 ancêtres des tribus d’Israël. Malgré son ancienneté, ce prénom a longtemps été inusité en France. Colette le fait renaître en le choisissant pour l’héroïne de 2 romans, mais c’est le succès de La Bicyclette bleue, roman de Régine Deforges, qui lance l’essor spectaculaire ce prénom dans les années 1980. Léa franchit le cap des années 2000 au premier rang. Elle a brillé sur le classement français pendant 9 ans.
Rose
Rose (latin).
Dans l'Antiquité, la rose était la fleur d’Aphrodite, la déesse grecque de l’Amour et de la Beauté. De nombreux poètes immortalisèrent ce symbole de la féminité qui devint Vénus à l’époque romaine. Rose entame sa carrière au Ve siècle et fleurit sous différentes formes, simples, composées ou contractées, dans tous les pays européens. Sa prospérité prend fin durant le haut Moyen Âge, ses déclinaisons se raréfiant jusqu’au retour de Rosine, au XIXe siècle. Au XXe siècle, Rose devient une source prolifique de prénoms composés, mais elle est délaissée dans sa forme originelle. C’est au début des années 2000 que les parents la font resurgir avec la fougue d’un prénom neuf.
Rose Bertin (1747-1813), surnommée « la ministre des Modes », fut la styliste attitrée de Marie-Antoinette. Cette roturière imagina pour sa reine le style Trianon, avec les hautes coiffures poudrées et les robes champêtres en mousseline. Elle poussa la fidélité jusqu'à lui faire livrer des robes à la Conciergerie. Elle échappa à la Terreur en se réfugiant à Londres.
Popularité : courbe des naissances, classement et départements ›

