Origine & sens
Lola-Rose réunit Lola et Rose.
Lola
Douleur (latin). Sans réel passé avant les années 1980, ce diminutif espagnol de Dolorès est passé à la postérité en 2 décennies. Il s’est imposé dans les 10 premiers rangs féminins au milieu des années 2000, et s’y est maintenu durant des années.
Célèbre courtisane de la fin du XIXe siècle, Lola Montès fit chavirer bien des cœurs. Ses aventures la menèrent jusqu’à la cour du roi, où Louis Ier de Bavière ne put résister à ses charmes. Mais leur idylle fit scandale et elle fut chassée du royaume. Cecil Saint-Laurent en fit l’héroïne de son roman, Lola Montès, et le réalisateur Max Ophuls porta son histoire à l’écran en 1955.
Rose
Rose (latin).
Dans l'Antiquité, la rose était la fleur d’Aphrodite, la déesse grecque de l’Amour et de la Beauté. De nombreux poètes immortalisèrent ce symbole de la féminité qui devint Vénus à l’époque romaine. Rose entame sa carrière au Ve siècle et fleurit sous différentes formes, simples, composées ou contractées, dans tous les pays européens. Sa prospérité prend fin durant le haut Moyen Âge, ses déclinaisons se raréfiant jusqu’au retour de Rosine, au XIXe siècle. Au XXe siècle, Rose devient une source prolifique de prénoms composés, mais elle est délaissée dans sa forme originelle. C’est au début des années 2000 que les parents la font resurgir avec la fougue d’un prénom neuf.
Rose Bertin (1747-1813), surnommée « la ministre des Modes », fut la styliste attitrée de Marie-Antoinette. Cette roturière imagina pour sa reine le style Trianon, avec les hautes coiffures poudrées et les robes champêtres en mousseline. Elle poussa la fidélité jusqu'à lui faire livrer des robes à la Conciergerie. Elle échappa à la Terreur en se réfugiant à Londres.
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