Origine & sens
Marc-Philippe réunit Marc et Philippe.
Marc
Se rapporte à Mars, le dieu romain de la Guerre.
La forme latine Marcus est fréquente dans la Rome antique, mais Marc et ses différentes graphies (Mark, Marcos, Markus, Marek, etc.) se diffusent longtemps après le martyre de saint Marc l’évangéliste au Ier siècle. Mark monte en faveur auprès des puritains anglophones au XVIIe siècle et devient très attribué dans les années 1960 dans le monde occidental. Dans l’Hexagone, Marc connaîtra un certain succès de 1940 à 1980, suffisant pour le placer au 44e rang des prénoms les plus attribués en France au XXe siècle.
Philippe
Qui aime les chevaux (grec).
Ce vieux prénom fut illustré par plusieurs saints, six rois de France, cinq rois d’Espagne et un roi macédonien, Philippe II, le père d’Alexandre le Grand (382-386 avant J.-C.). Saint Philippe, l’un des premiers apôtres de Jésus, prêcha l'Évangile en Grèce et en Asie Mineure jusqu'à un âge avancé. Sous ses différentes graphies (Philip, Felipe, Filippo, etc.), ce prénom est très attribué dans les pays chrétiens durant et après le Moyen Âge. Après une période de retrait au XIXe siècle, Philippe revient de plus belle en France dans les années 1950. Il détrône Jean en 1959 et se maintient 1er jusqu’en 1964. Son déclin s’est accéléré depuis la fin des années 1980, mais il est aujourd'hui le 3e prénom le plus porté en France.
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