À fêter aujourd'hui 

Prénom féminin

Marie-Suzanne

Origine & sens

Marie-Suzanne réunit Marie et Suzanne.

Marie

Vient de l’hébreu maryam, « celle qui élève », ou « goutte de mer ». Peut aussi dériver de l’égyptien ancien mrit, « aimée ».

Personnage central de la Bible, sainte Marie, la mère de Jésus, inspire tant de déférence et de dévotion que les parents n’attribuent guère ce prénom, considéré comme trop sacré, durant les premiers siècles. Ce n’est qu’à partir du XIe siècle qu’il commence à se diffuser, rencontrant rapidement le succès en France et dans l’ensemble du monde chrétien. À la fin du Moyen Âge, sa popularité est si grande qu’il devient, avec ses dérivés (Mary, Maria, etc.), le prénom le plus porté dans les pays occidentaux. En France, Marie règne sur le classement féminin du XVe siècle au milieu du XXe siècle. Durant cette période, cinq reines de France porteront ce prénom, de Marie de Médicis (1575-1642) à Marie-Amélie de Bourbon-Siciles (1830-1848), en passant par Marie-Antoinette (1755-1793). Après être revenu au 2e rang du palmarès en 1995, Marie s’est effacé. Il reste toutefois le prénom le plus porté dans l’Hexagone aujourd’hui. Voir Maria, sa variante internationale qui pourrait trôner sur le palmarès féminin mondial.


Vierge et mère de Jésus dans la Bible, sainte Marie est prévenue par l’archange Gabriel qu’elle a été choisie pour enfanter le Christ. Le 15 août célèbre l’Assomption de la Vierge Marie. Notons que cet ancien prénom mixte forme encore de nombreuses compositions masculines (Pierre-Marie, Louis-Marie, etc.). Marie Curie, la physicienne française nobélisée en 1911, est l’une des plus célèbres Marie de l’histoire française récente.

Suzanne

Lys (hébreu).

En usage au Moyen Âge, ce prénom biblique n’a jamais autant brillé en France qu’à la fin du XIXe siècle. Encore très choisi au début des années 1920 (à la 4e place), Suzanne disparaît des registres dans les années 1960. Son retour, lent mais constant, est perceptible à partir des années 2000.
Dans l’Ancien Testament, Suzanne, une jeune femme très belle et pieuse, est accusée à tort d’adultère par deux vieillards dont elle a osé repousser les avances. Elle risque la peine de mort, mais le jeune prophète Daniel s’interpose, interroge séparément ses accusateurs et révèle leurs mensonges. Grâce à lui, Suzanne est innocentée. Cet épisode biblique est représenté dans les peintures de Rembrandt et de nombreux artistes. Léonard Cohen a également immortalisé ce prénom dans sa chanson Suzanne, en 1967.

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