Origine & sens
Nicolas-Jacques réunit Nicolas et Jacques.
Nicolas
Victoire du peuple (grec).
De nombreux souverains, plusieurs saints et cinq papes ont porté ce prénom dans les pays chrétiens depuis le XIIe siècle. En France, on le trouve souvent placé dans les premiers rangs, non loin de Jean et Pierre, jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. C’est après une longue parenthèse qu’il ressuscite dans les années 1960, faisant tant d’émules qu’il trône sur le palmarès français au début des années 1980. Il reste très attribué jusqu’au début des années 2000. On rencontre plus aisément ce prénom dans le nord de la France, où la tradition de la Saint-Nicolas s’est perpétuée. En dehors de l’Hexagone, Nicolas et ses nombreuses variantes sont très répandus dans le monde occidental, en Russie et dans les pays slaves.
Saint Nicolas est le nom donné à l’évêque de Myre (Turquie) qui manifesta une grande bonté envers les enfants au IVe siècle.
Nicolas Copernic est l’astronome polonais qui démontra en 1543 que la Terre n’est pas le centre de l’Univers et qu’elle tourne autour du Soleil.
Jacques
Supplanter, talonner (hébreu).
Cette forme française de Jacob se propage à la fin du Moyen Âge et devient très usitée jusqu’au XVIIIe siècle. Jacques se fait plus discret avant de resurgir au début du XXe siècle, s’imposant dans les 10 premiers prénoms de 1926 à 1953. Il est beaucoup plus rare aujourd’hui, mais sa renaissance est à envisager. De son côté, le Jack anglais ne l’a pas attendu pour briller outre-Manche dans les années 1990 et 2000.
Jacques de Molay, le dernier grand maître des Templiers, est célèbre pour avoir lancé une malédiction sur les Capétiens avant de périr sur le bûcher à Paris, en 1314. Deux apôtres du Christ, martyrs à Rome au Ier siècle, portèrent ce prénom. Jacques le Majeur et Jacques le Mineur sont respectivement fêtés les 25 juillet et 3 mai.
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