Origine & sens
Nicole-Sophie réunit Nicole et Sophie.
Nicole
Victoire du peuple (grec).
Ce féminin de Nicolas est attesté au Moyen Âge, mais son usage reste discret jusqu’au XXe siècle. Il s’élance dans les années 1920 et brille au 3e rang du classement de 1939 à 1948 avant de se retirer progressivement, et de se raréfier plus nettement dans les années 1980. Contrairement à son dérivé Colette, plus prospère au Moyen Âge, Nicole s’est exporté outre-Manche dès le XIIIe siècle et a connu un beau succès à la fin du XXe siècle dans les pays anglophones.
Sophie
Sagesse (grec).
Issu du grec sophia, ce nom est attesté dès les premiers siècles dans les provinces orientales de l’Empire romain, berceau de l’Église orthodoxe. Il devient fréquent dans les pays de culture grecque puis dans les zones de peuplement slave avant d’apparaître dans plusieurs pays européens au XVIe siècle. Sa faveur va grandissant jusqu’à la fin du XIXe siècle et le prénom, sous toutes ses formes (Sofie, Sofia, Sophia, Sophy), se propage à l’échelle internationale. En France, le succès des Malheurs de Sophie (roman de la comtesse de Ségur publié en 1848) altère la carrière prometteuse du prénom. Il s’efface pendant plus d’un siècle avant de revenir en force (dans le top 10 féminin) dans les années 1970.
Au IIe siècle, sainte Sophie refusa d'abjurer et fut condamnée au martyre par l’empereur Hadrien. Selon une légende qui fut très populaire à Rome, elle mourut après que ses filles, Foi, Espérance et Charité, eurent subi le même sort. En Orient, de nombreuses églises et basiliques portant son nom furent édifiées dès les premiers siècles. Elles honorent en réalité la Sagesse divine, c’est-à-dire le Christ, mais l’association avec ce prénom explique sa diffusion première dans l’Empire byzantin. Elle est fêtée le 17 septembre en Orient et le 25 mai en Occident.
Popularité : courbe des naissances, classement et départements ›

