Origine & sens
Nina-Rose réunit Nina et Rose.
Nina
Diminutif russe d’Anne, de l’hébreu hannah, « grâce », ou forme abrégée de Christiana, d’Antonina et des prénoms se terminant en « ina ».
Au IVe siècle, sainte Nina, ou Christiane (le nom qui la désignait en tant que « chrétienne »), aurait converti la famille royale de Géorgie et propagé la foi à tout le pays. Sa popularité assura la diffusion du prénom dans l’ensemble des pays slaves puis dans les pays hispanophones (Nina signifie « petite fille » en espagnol). Les Bretons lui attribuent des racines celtes. Ninian, un saint d’origine écossaise ayant vécu en Bretagne au Ve siècle, pourrait en effet lui être apparenté (nin signifie « hauteur », « sommet » en vieux breton).
Nina s’est propagée en Europe et dans les pays anglophones à partir du XIXe siècle, mais sa faveur est toute nouvelle en France.
Rose
Rose (latin).
Dans l'Antiquité, la rose était la fleur d’Aphrodite, la déesse grecque de l’Amour et de la Beauté. De nombreux poètes immortalisèrent ce symbole de la féminité qui devint Vénus à l’époque romaine. Rose entame sa carrière au Ve siècle et fleurit sous différentes formes, simples, composées ou contractées, dans tous les pays européens. Sa prospérité prend fin durant le haut Moyen Âge, ses déclinaisons se raréfiant jusqu’au retour de Rosine, au XIXe siècle. Au XXe siècle, Rose devient une source prolifique de prénoms composés, mais elle est délaissée dans sa forme originelle. C’est au début des années 2000 que les parents la font resurgir avec la fougue d’un prénom neuf.
Rose Bertin (1747-1813), surnommée « la ministre des Modes », fut la styliste attitrée de Marie-Antoinette. Cette roturière imagina pour sa reine le style Trianon, avec les hautes coiffures poudrées et les robes champêtres en mousseline. Elle poussa la fidélité jusqu'à lui faire livrer des robes à la Conciergerie. Elle échappa à la Terreur en se réfugiant à Londres.
Popularité : courbe des naissances, classement et départements ›

