Origine & sens
Olivier-Pierre réunit Olivier et Pierre.
Olivier
Olive (latin). Une racine scandinave (olafr) pourrait également lui conférer le sens d'« ancêtre » en vieux norrois.
Compagnon et confident de Roland dans La Chanson de Roland, Olivier est attesté dès la fin du XIe siècle en France. Il fait néanmoins plus d’adeptes outre-Manche, où il maintient une visibilité durable (Oliver est aujourd’hui l’un des prénoms les plus portés dans les pays anglophones). Il est encore rare en France lorsqu’il émerge dans les années 1950, mais il parvient au 5e rang masculin au début des années 1970. Son déclin s’accentue depuis quelques années.
Évêque irlandais au XVIIe siècle, saint Olivier Plunket fut faussement accusé d'avoir comploté contre la Couronne anglaise et fut exécuté.
Pierre
Petit caillou (grec).
Si Pierre est l’un des prénoms les plus attribués en France du XVe au XXe siècle, il n’a guère eu l’occasion de devancer Jean, son plus grand rival. Faute de mieux, il s’est souvent contenté des deuxièmes rangs. Sa rébellion survient en 1981 : alors que Jean poursuit son reflux, Pierre se redresse et le dépasse. Il réintègre le top 20 masculin à la fin des années 1980 et ne le quittera qu'au début des années 2000.
Le premier pape, une centaine de saints et de nombreux rois ont porté ce prénom très courant dans le monde occidental. Simon est le nom originel de l’apôtre qui devint saint Pierre. Jésus choisit ce nom pour lui en référence à la mission dont il fut investi, celle de bâtir des églises « solides comme de la pierre ». L’immense popularité de saint Pierre participa à la diffusion du nom en Orient chrétien, puis en Occident. Il fut, sous ses nombreuses graphies, largement attribué au Moyen Âge, et dans un passé plus récent, porté par deux empereurs du Brésil et nombre de rois européens. Trois tsars russes, dont le fondateur de la ville de Saint-Pétersbourg (Pierre le Grand), ont également illustré ce prénom.
Popularité : courbe des naissances, classement et départements ›

