Origine & sens
Philippe-Andre réunit Philippe et André.
Philippe
Qui aime les chevaux (grec).
Ce vieux prénom fut illustré par plusieurs saints, six rois de France, cinq rois d’Espagne et un roi macédonien, Philippe II, le père d’Alexandre le Grand (382-386 avant J.-C.). Saint Philippe, l’un des premiers apôtres de Jésus, prêcha l'Évangile en Grèce et en Asie Mineure jusqu'à un âge avancé. Sous ses différentes graphies (Philip, Felipe, Filippo, etc.), ce prénom est très attribué dans les pays chrétiens durant et après le Moyen Âge. Après une période de retrait au XIXe siècle, Philippe revient de plus belle en France dans les années 1950. Il détrône Jean en 1959 et se maintient 1er jusqu’en 1964. Son déclin s’est accéléré depuis la fin des années 1980, mais il est aujourd'hui le 3e prénom le plus porté en France.
André
Force, courage (grec). Littéralement, andros signifie « homme », dans le sens spécifique du genre masculin, en grec ancien.
Ce prénom a été porté par le premier disciple de Jésus et de nombreux saints, ce qui explique sa diffusion ancienne. En usage au Moyen Âge, André (Andrew) devient assez fréquent dans les pays anglophones jusqu’au XXe siècle. En France, il renaît au milieu du XIXe siècle, culmine au 2e rang en 1920 et se maintient dans le top 10 masculin jusqu’en 1948. En dehors de l’Hexagone, André et ses variantes (Andreas, Andrei, Anders, Andrej, etc.) sont très répandus dans les pays slaves et occidentaux.
Frère de saint Pierre, saint André fut le premier disciple de Jésus. Il parcourut l'Asie Mineure et la Grèce pour y prêcher l'Évangile et mourut crucifié à Patras. Saint André est le patron des pêcheurs, de l'Église de Constantinople et de plusieurs pays dont l'Ukraine, la Russie, la Grèce, la Roumanie et l'Écosse. La Croix de Saint André orne d'ailleurs le drapeau écossais.
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