Origine & sens
Pierre-Augustin réunit Pierre et Augustin.
Pierre
Petit caillou (grec).
Si Pierre est l’un des prénoms les plus attribués en France du XVe au XXe siècle, il n’a guère eu l’occasion de devancer Jean, son plus grand rival. Faute de mieux, il s’est souvent contenté des deuxièmes rangs. Sa rébellion survient en 1981 : alors que Jean poursuit son reflux, Pierre se redresse et le dépasse. Il réintègre le top 20 masculin à la fin des années 1980 et ne le quittera qu'au début des années 2000.
Le premier pape, une centaine de saints et de nombreux rois ont porté ce prénom très courant dans le monde occidental. Simon est le nom originel de l’apôtre qui devint saint Pierre. Jésus choisit ce nom pour lui en référence à la mission dont il fut investi, celle de bâtir des églises « solides comme de la pierre ». L’immense popularité de saint Pierre participa à la diffusion du nom en Orient chrétien, puis en Occident. Il fut, sous ses nombreuses graphies, largement attribué au Moyen Âge, et dans un passé plus récent, porté par deux empereurs du Brésil et nombre de rois européens. Trois tsars russes, dont le fondateur de la ville de Saint-Pétersbourg (Pierre le Grand), ont également illustré ce prénom.
Augustin
Consacré par les augures (latin).
Ce prénom, apparu dès les premiers temps du christianisme, se propage grâce à la popularité de saint Augustin, théologien du IVe siècle considéré comme le plus important docteur de l’Église. Au Moyen Âge, la postérité d’un autre saint, Augustin de Canterbury, intensifie la gloire du prénom en Angleterre. Il est plus discret en France jusqu’au xixe siècle, où il prend une certaine ampleur, sans toutefois dépasser celle d’Auguste. La vogue du rétro le fait renaître dans les années 1990. Après avoir conquis la capitale, il s’impose dans les 50 prénoms masculins les plus attribués en France au début des années 2020.
Popularité : courbe des naissances, classement et départements ›

