Origine & sens
Pierre-Eric réunit Pierre et Éric.
Pierre
Petit caillou (grec).
Si Pierre est l’un des prénoms les plus attribués en France du XVe au XXe siècle, il n’a guère eu l’occasion de devancer Jean, son plus grand rival. Faute de mieux, il s’est souvent contenté des deuxièmes rangs. Sa rébellion survient en 1981 : alors que Jean poursuit son reflux, Pierre se redresse et le dépasse. Il réintègre le top 20 masculin à la fin des années 1980 et ne le quittera qu'au début des années 2000.
Le premier pape, une centaine de saints et de nombreux rois ont porté ce prénom très courant dans le monde occidental. Simon est le nom originel de l’apôtre qui devint saint Pierre. Jésus choisit ce nom pour lui en référence à la mission dont il fut investi, celle de bâtir des églises « solides comme de la pierre ». L’immense popularité de saint Pierre participa à la diffusion du nom en Orient chrétien, puis en Occident. Il fut, sous ses nombreuses graphies, largement attribué au Moyen Âge, et dans un passé plus récent, porté par deux empereurs du Brésil et nombre de rois européens. Trois tsars russes, dont le fondateur de la ville de Saint-Pétersbourg (Pierre le Grand), ont également illustré ce prénom.
Éric
Noble souverain (germanique). Voir Erik.
Ce grand prénom scandinave a été, sous ses différentes graphies, porté par plus de 20 rois suédois et danois. En dehors de son berceau nordique, Erik émerge en Allemagne et en Angleterre au XIXe siècle. Il gagne la France bien plus tard, dans les années 1940. Doté d’un « c » final, il se hisse au 3e rang masculin en 1965, avant de chuter fortement.
Saint Erik, roi de Suède, améliora la condition des femmes et christianisa son pays au XIIe siècle. Il mourut assassiné par un prince danois à Uppsala. Erik le Rouge, navigateur et explorateur norvégien du Xe siècle, est célèbre pour avoir fondé la première colonie du Groenland.
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